Le Blog kinésiologie

La kinésiologie, c’est quoi exactement ?

Une fatigue qui résiste au repos. Une boule au ventre qui revient chaque dimanche soir. Une douleur que les examens médicaux n’expliquent pas. Un schéma qui se répète, encore et encore, malgré toute votre volonté d’en sortir. Et si ces symptômes n’étaient pas des ennemis à faire taire mais bien des messages à entendre et à comprendre ?

C’est exactement le terrain de la kinésiologie : une approche globale du mieux-être qui s’intéresse au dialogue permanent entre votre corps, votre mental et vos émotions. En tant que kinésiologue à Toulouse, mon travail consiste à écouter ce que votre corps exprime, à en retrouver l’origine (souvent inscrite dans des mémoires anciennes) et à aider votre système à s’en libérer.

Si vous vous demandez ce qu’est la kinésiologie au juste, si vous êtes curieux·se mais peut-être un peu sceptique, ou si vous cherchez à comprendre ce qui se passe réellement en séance, cet article répondra (je l’espère) à certaines de vos questions.

Kinésiologie vs kinésithérapie : deux mots, deux univers

Commençons par lever une ambiguïté persistante. La kinésithérapie est une profession médicale réglementée : le kinésithérapeute traite les pathologies musculaires, articulaires et neurologiques par la rééducation physique. C’est lui que vous consultez après une opération du genou, une fracture ou une paralysie due à un accident vasculaire cérébral.

La kinésiologie, quant à elle, est une approche complémentaire du bien-être. Son nom vient du grec kinesis (mouvement) et logos (étude), mais son champ est bien plus vaste que le seul mouvement physique. Elle s’intéresse à la personne dans sa globalité : son corps, bien sûr, mais aussi son mental, ses émotions et la façon dont ces trois dimensions interagissent en permanence, souvent en profondeur.

Née aux États-Unis dans les années 1960, elle a été développée par le chiropracteur George Goodheart, puis enrichie par de nombreuses contributions dont celle de John Thie, fondateur du Touch for Health. Elle est aujourd’hui pratiquée dans de nombreux pays comme outil d’accompagnement global du mieux-être.

Un point essentiel à préciser d’emblée : la kinésiologie ne pose pas de diagnostic médical, ne prescrit aucun traitement, et ne remplace en aucun cas le suivi d’un médecin. Elle travaille simplement en complément des approches conventionnelles.

Ce que la kinésiologie fait vraiment

Schéma des 4 dimensions de la kinésiologie : Corps, Mental, Émotions et Inconscient

Pour comprendre la kinésiologie, il faut accepter une idée simple, mais pas toujours si évidente : votre corps sait des choses que votre mental ne sait pas encore ou qu’il a “choisi” d’oublier.

Votre système nerveux enregistre en permanence tout ce que vous vivez : vos émotions, vos expériences, vos croyances, votre environnement, vos décisions, y compris celles prises dans la toute petite enfance. Ces enregistrements constituent ce que j’appelle les mémoires du corps ou mémoire cellulaire. Et c’est votre inconscient qui en est le gardien.

L’inconscient, et ses limites, au cœur du processus

L’inconscient endosse une mission première prioritaire sur tout le reste : nous maintenir en vie. Il régule notre rythme cardiaque, notre digestion, notre sommeil, nos réponses hormonales, etc. Il classe, archive et protège. Pour remplir son rôle majeur, il dispose d’un accès instantané à l’ensemble de nos mémoires et peut prendre le contrôle de notre système corps-mental-émotions en quelques fractions de seconde, bien avant que notre mental conscient ait eu le temps de réagir.

Mais, si puissant soit il, cet inconscient a ses limites.

  1. L’inconscient prend tout au pied de la lettre : une “programmation” acquise à l’âge de 2 ans (par exemple « je ne mérite pas d’être aimé·e »), une croyance héritée de votre environnement familial (« il faut toujours être fort·e pour être respecté·e »), une expérience difficile ancienne, tout cela est archivé sans aucune date de péremption.
  2. L’inconscient est atemporel : ce qui était vrai à 6 ans peut continuer d’agir sur votre comportement à 42 ans, sans que vous en ayez la moindre conscience.
    Les situations vécues par l’inconscient il y a fort longtemps comment étant un risque vital (”si Papa se met en colère, je serai en danger”) reste souvent d’actualité pour le restant de notre vie, et souvent à tort.
  3. L’inconscient ne s’exprime pas avec des mots : lorsque quelque chose préoccupe votre inconscient, il vous le signale à sa façon. Non pas en français usuel, mais à travers des symptômes : douleurs chroniques inexpliquées, anxiété persistante, troubles du sommeil, fatigue qui résiste au repos, tendance répétitive à se saboter, sentiment de blocage, etc.
    Si pénibles ou douloureuses qu’elles soient, ces manifestations ne sont pas des ennemis à combattre : ce sont des messages à décrypter.

Tant que ces messages ne sont pas entendus, compris puis finalement intégrés, l’inconscient peut déclencher, maintenir et aggraver ces symptômes, voire même en déclencher de nouveaux.

En tant que kinésiologue, mon rôle consiste précisément à rendre ces messages audibles, à les traduire pour vous, puis à ré-informer votre système pour le mettre à jour pour finalement les rendre tout simplement inutiles.

Thomas*, 44 ans, cadre dans une entreprise toulousaine, est venu me consulter après avoir « tout essayé » pour surmonter sa peur de prendre la parole en public. Malgré les formations en communication, le coaching et différents ouvrages sur la confiance en soi, aucun résultat flagrant ni durable ne vient couronner ses efforts de succès.
En séance, nous sommes remonté à deux expériences d’humiliation vécue dans son enfance (une dans le cadre familial et une autre dans un contexte scolaire). Plusieurs décénies plus tard, l’inconscient de Thomas continuait de percevoir toute prise de parole publique comme une menace identique à celle de ce jour-là. Après deux séances ciblées sur cette problématique spécifique, il a pu intervenir en réunion de direction sans que son système déclenche la sur-réponse d’alerte habituelle.

* Par souci de confidentialité, les prénoms utilisés dans cet article ont été modifiés.*

Comment se déroule une séance de kinésiologie ?

C’est la question, bien légitime, qui revient le plus souvent avant une toute première consultation.

Voyons ce qui se passe concrètement.

Le test musculaire : un outil de dialogue avec l’inconscient

Test musculaire lors d'une séance de kinésiologie à Toulouse

L’outil central de la kinésiologie est le test musculaire. Il consiste à exercer une légère pression sur un groupe musculaire, le plus souvent le bras, pendant que vous pensez à une situation, une phrase, une émotion. La réponse musculaire, résistante ou non, donne une information sur la façon dont votre système nerveux perçoit ce stimulus à ce moment précis.

Ce n’est pas de la magie. C’est un un outil de dialogue avec le corps basé sur les connexions entre le système nerveux et le tonus musculaire. Il ne prétend pas détecter une « vérité » factuelle et universelle : il indique comment votre inconscient réagit à un stimulus donné, son niveau de stress relatif, ici et maintenant.
Il exprime donc simplement la vérité de votre système au moment de la séance.

La phase de ré-information du corps

Une fois que la mémoire ou la situation/croyance à l’origine du symptôme a été identifiée, comprise mentalement et ressentie d’un point de vue émotionnel, vient la dernière partie de la séance : la ré-information.

Il s’agit, grâce à différentes techniques, de transmettre à votre système une information actualisée. En quelque sorte : mettre à jour le logiciel interne. Non pas pour effacer le passé, mais pour que votre inconscient cesse de traiter une ancienne mémoire comme une urgence toujours active.

Mathilde*, 38 ans, consultait pour une fatigue chronique qui durait depuis deux ans. Tous ses bilans médicaux étaient normaux. En séance, le test musculaire nous a permis d’explorer les mémoires associées à cet état d’épuisement permanent. Ce qui est apparu, de façon inattendue, c’est une conviction profondément ancrée : * »Si je m’arrête, quelque chose de grave va arriver. »* Une conviction héritée d’une période d’instabilité et d’insécurité vécue douloureusement dans son enfance, que son inconscient continuait de traiter comme une menace active. Son système nerveux maintenait un état d’hypervigilance quasi permanent, au point qu’elle ne pouvait jamais vraiment se reposer, même la nuit. Après avoir compris l’origine de ce mécanisme et travaillé à le ré-informer, les premières améliorations du sommeil sont apparues dès la semaine suivante.

* Par souci de confidentialité, les prénoms utilisés dans cet article ont été modifiés.

Pour quoi consulter un kinésiologue à Toulouse ?

Les raisons qui amènent une personne à pousser la porte d’un cabinet de kinésiologie sont très variées. Voici certaines des plus fréquentes :

  • Stress, anxiété, burn-out : lorsque le système nerveux est débordé et que les approches habituelles ne suffisent plus (→ voir aussi : Comprendre le stress et mieux le gérer)
  • Manque de confiance en soi, syndrome de l’imposteur : des blocages souvent ancrés très tôt dans des mémoires de l’enfance (→ voir aussi : Développer la confiance en soi grâce à la kinésiologie)
  • Émotions envahissantes : colère, tristesse persistante, culpabilité, honte : des réponses du corps qui cherchent à être entendues
  • Douleurs chroniques sans cause organique identifiée : lorsque le corps exprime ce que les mots n’ont pas dit, et que les bilans médicaux ne trouvent rien
  • Troubles du sommeil : insomnies, réveils nocturnes, sommeil non réparateur
  • Difficultés relationnelles ou amoureuses : schémas répétitifs, peur de l’abandon, difficulté à s’engager (→ voir aussi : Kinésiologie et vie amoureuse)
  • Difficultés d’apprentissage : chez l’enfant comme chez l’adulte : troubles de l’attention, blocages à la lecture ou à l’écrit, stress des examens
  • Épreuves de la vie : deuil, séparation, rupture, licenciement… quand le corps met du temps à « accepter » ce que la tête a pourtant compris
  • Sensation de blocage, de tourner en rond : quand on sait ce qu’il faudrait faire, mais qu’on ne le fait pas

Conclusion

La kinésiologie n’est ni une médecine, ni une thérapie psychologique au sens clinique du terme. Elle n’est pas non plus une pratique ésotérique. C’est une approche complémentaire qui part d’un principe simple : votre corps enregistre tout ce que vous traversez, le bon comme le reste et ce, depuis votre conception (et même avant puisque vous avez hérité de vos lignées familiales). Partant de là, tous vos symptômes ont un sens réel.
En allant chercher l’origine de ces symptômes dans vos mémoires internes, et en accompagnant votre système corps-mental-émotions vers une réponse plus adaptée, la kinésiologie peut vous aider à enfin vous libérer des schémas et blocages, parfois très anciens, qui vous limitent peut-être encore aujourd’hui.